U cut a heart, it was about to bleed.

U cut a heart, it was about to bleed.
Je me souviens de ce sentiment de toute-puissance désuet qui m'envahissait tandis que je contemplais la foule de haut. Je t'observais à la dérobée : lampe-torche entre les dents, feuilleter ton carnet, le regard vif et concentré, le corps tendu tel un arc, puis tes jambes qui marquaient le rythme et tes doigts extirper chaque disque d'un geste rapide.

Goddamn deejay ...

Tu m'auras laissée avide et languissante ... Pour t'être dérobé sans explication aucune, je t'en veux, et je garde un lancinant souvenir de toi, de nous, entêtant néanmoins, qui émerge lorsque je me retrouve de nouveau dans la ruelle de nos ébats. Seule cette fois. Te souviens-tu de ce soir-là ? Peu avant l'aube, pour un peu et la pénombre n'était plus, nous étions ensemble et j'ai pleuré. Tu m'avais enlacée ce soir-là, en me promettant que ça irait, que prendre de la distance serait salvateur avant que tu ne t'envoles pour Paname.
Paname, tu m'auras subtilisé ce que j'aime.
Une question subsiste en mon for intérieur : que serait-il advenu de nous si tu n'avais pas décidé de m'épargner la violence de ton départ imminent en m'affligeant cette déchirure scélérate ? T'évanouir sans un mot, imperturbable.
J'en garde un dépit dont on ne se doute point, mais je me suis résignée. Tant que je ne reverrai pas de sitôt tes yeux de jais à la lueur d'un stroboscope ...
Mazaltov, j'encaisse, je fais passer à la trappe.

# Enviado el martes 22 de septiembre de 2009 20:19

Modificado el jueves 08 de octubre de 2009 09:29

...

...
Encore tout à faire et rien n'est acquis d'avance. Parce que somme toute, je n'ai rien de moins que tous ces estaminets version fille au rideau de cheveux qui leur masque la frimousse.
Encore tout à faire et rien n'est gagné.


Tant de gens ... Qui serait-ce décent d'appeler lorsque l'on a le c½ur qui se serre ?

# Enviado el lunes 07 de septiembre de 2009 20:35

Modificado el martes 13 de octubre de 2009 18:00

Angelic fruitcake.

Angelic fruitcake.
Juste parce que tout ce qui te laisse de marbre me fait saigner de l'intérieur ... A force de nous distendre, tout s'est brisé et quand bien même je ne peux empêcher ces sillons de larmes de se creuser, j'ai encore la force de partir ... Ou ne serait-ce que m'éloigner.
Tu l'avais dit, nous ne sommes que passagers. Le navire aura fini par avoir raison de nous, il a tangué.
Et tous ces mensonges, ces mises en scène, ces humeurs belliqueuses, ces histoires dont tu m'abreuvais ... Je n'aimerais rien tant que renoncer à ce qui a fait ma vie durant près d'un an (car, vois-tu, j'ai pris la peine de faire le décompte); joies factices, et ces promesses dont on ne pense pas la moitié.
Parce que je n'ai jamais eu une place qui m'est propre dans ton existence et que j'ai tenté désespérément de m'en faire une ... Jusqu'à quand cela se prolongera-t-il ? On ne peut m'imposer des ½illères indéfiniment ...
Merci de m'avoir fait comprendre que l'amitié dans l'univers de concupiscence obscène dans lequel tu m'as entraînée n'avait pas sa place ... De m'avoir laissée choir au moment où je n'espérais guère plus qu'un geste de toi ...
Merci de m'avoir faussement gratifiée en prétendant des choses qui n'avaient pas lieu d'exister.
Pour m'avoir rendue ma lucidité, je ne suis pas près de t'oublier.


[Extrait de mon journal de bord]
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# Enviado el viernes 04 de septiembre de 2009 12:10

Modificado el viernes 04 de septiembre de 2009 12:22

Avale. Tais-toi.

Avale. Tais-toi.
Tu t'enquis ... où j'ai pu apprendre à faire ça ?
La prochaine fois, tu me demanderas si j'ai déjà ...
tapiné ?!



:: GO.TO.HELL.SUCKER :: !

"Fais gaffe, tu choperas une saloperie ..."


As-tu juste pensé à ce que je serais susceptible d'éprouver en t'entendant dire ça ? As-tu juste pensé à ce que j'éprouverais tout court ?
Ai-je l'air si sot, si naïf ... Je passais pour celle qui buvais tes paroles une à une ... Non, j'ai su déceler le vrai du faux. Dans ma tête ton image s'est déformé ... pour me narguer. Encore une vision d'horreur, une de plus.
J'ai juste envie de vomir et de me cloîtrer. Vomir et me cloîtrer. Vomir toutes mes entrailles béantes et vides. Me liquéfier. Gésir en sang. Barre-toi, j'étoufferai ce que je ressens ... Je sais ce qu'on dit : C'est une demeurée qui s'envoie en l'air, parce que rien ne subsiste après moi, ma ranc½ur et ma dope à côté.
Pour une fois, je sais que j'ai quelque chose à perdre, la sincérité ne paie pas toujours ... Tu aurais juste pu m'éconduire sans m'offrir cette parcelle de rêve. J'aurais voulu.
Non, tu as eu le plus beau rôle.

















RECRACHE.


Je ne voulais pas faire de toi une distraction ... Je n'avais pas envie d'un nom de plus, c'est ta personne que je désirais. Et pas que dans mon lit.
Je suis celle à blâmer pour ma folie des grandeurs ... Toute petite dans un univers de grands, turlutte et passe à la trappe ... I wish I were somebody else ... For something more !

# Enviado el martes 23 de junio de 2009 17:37

Modificado el martes 23 de junio de 2009 20:02

De ces entrevues funestes qui sonnent le glas ...


<< Tout ce temps, tous ces visages, tous ces cris de jouissance, ces étreintes sans âmes au petit matin, quand la nuit n'est plus, le jour n'est pas encore, ton orgasme prend fin et tes yeux dessillent, ta chambre n'est qu'un bordel, Baudelaire est mort, et dans tes bras, il n'y a qu'une putain...>> [Lolita Pille]


Juste des automates, le bestial de la chose à son point culminant, et ce dégoût qui persiste ... Cet élan nauséeux qui, insidieusement, s'empare de moi ... Ce dégoût de toi, de moi, d'eux. De vous tous.

# Enviado el sábado 30 de mayo de 2009 11:31

Modificado el sábado 30 de mayo de 2009 12:49